4) Moi, mes attitudes, émotions et ressentis.

Comment éviter de paniquer ? Et garder le cap point de vue familial ? Quelle attitude adopter vis-à-vis de mon enfant ?

Vous ne pouvez pas forcément éviter de paniquer. Quand on voit son enfant souffrir et s’éteindre, peu de parents peuvent éviter la panique, la colère, la révolte. Par contre, il peut être intéressant de ne pas l’ajouter à la sienne. Il peut être pertinent que vous ayez un endroit à vous où la déposer avant de revenir vers votre enfant afin que ce dernier ne gonfle sa souffrance avec la vôtre.

 

De manière générale, que ne dois-je surtout pas faire ou dire ?

Toute forme de jugement contre vous, contre lui ou contre l’agresseur ou contre l’école ne vous aidera pas à sortir du problème. Toute tentative de résoudre le problème sans son concours, sans tenir compte de son rythme et de son adhésion sincère à vos propositions risque d’augmenter son malaise, soit parce qu’il ne se sentira pas capable de s’en sortir seul, soit parce qu’il ne vous sentira pas en soutien de lui et de ses difficultés mais en combat contre les autres, soit parce qu’il culpabilisera de vous inquiéter autant, etc.

 

Face à un enfant à qui il est reproché des faits violents graves, pouvez-vous m’indiquer ce que nous, en tant que parents, pouvons faire pour protéger nos enfants ?

Est-il pertinent de faire référence à la justice? Faut-il porter plainte ? Si oui, à qui ? Quels sont les recours possibles ?

Parfois, il est nécessaire de faire appel à la justice en déposant plainte afin que le jeune soit entendu, que sa parole puisse être prise en compte et qu'il puisse être reconnu en tant que victime. Pour l'auteur, la justice jouera son rôle de (re)cadrage et pourra l'aider à prendre conscience de ses actes. Le message envoyé aux témoins leur permettra de prendre leurs responsabilités de citoyens.

Les parents peuvent aussi interpeller la direction générale de l’Enseignement Obligatoire à la Communauté française via le numéro vert qui vous orientera vers le service adéquat.